E

 

 Eau :
liquide incolore transparent, inodore et insipide, sans saveur à l'état pur. Chimiquement, l'eau est un corps composé dont les molécules sont formées de deux atomes d'hydrogène et d'un atome d'oxygène (H2O).

Eau brute :
il s'agit de l'eau utilisée pour la production d'eau potable, elle n'a donc encore subit aucun traitement. Elle arrive dans les usines de potabilisation depuis des sources d'eau superficielles (lac, étang, rivière...) ou souterraines. Eau à l'état naturel, elle contient de nombreux éléments minéraux et organiques, dissous ou en suspension. Elle n'est pas chimiquement pure.

Eau de consommation :
eau distribuée par le réseau d'eau potable.

Eau de ruissellement :
partie des précipitations s'écoulant à la surface du sol.

Eau de source :
une eau de source est mise en bouteille sans traitement, ne garantissant donc que la qualité potable et la provenance d'une source identifiée. C'est une eau issue de nappes d'eaux souterraines dont la qualité chimique et bactériologique est naturellement conforme aux normes de potabilité.

Eau de surface :
toutes les eaux qui s'écoulent ou qui stagnent à la surface de l'écorce terrestre (lithosphère). Il s'agit de l'eau des lacs et des rivières.

Eau de transition :
définition de la directive cadre sur l'eau, eaux de surface situées à proximité des embouchures de rivières ou de fleuves, qui sont partiellement salines en raison de leur proximité des eaux côtières mais qui restent fondamentalement influencées par des courants d'eau douce.

Eau douce :
eau peu chargée en sels dissous.

Eau dure :
eau à forte teneur en calcium (sous forme de calcaire ou carbonate de calcium) et magnésium par opposition à l'eau douce (voir dureté).

Eau froide :
dans la réglementation des compteurs d'eau, une eau froide est comprise entre 0,1 et 30 °C.

Eau gazeuse :
l'eau gazeuse est une eau qui pétille car elle contient un gaz carbonique dissous.

Eaux grises :
eaux générées par les activités humaines domestiques sans eaux vannes.

Eaux intérieures :
définition de la directive cadre sur l'eau, toutes les eaux stagnantes et courantes à la surface du sol ainsi que toutes les eaux souterraines, et ceci en amont de la ligne de base servant pour la délimitation des eaux territoriales.


Eau minérale :

eau souterraine chargée en éléments minéraux (plus d'1 mg/l) et en oligo-éléments. De façon générale, les eaux des nappes captives sont souvent plus minéralisées que les eaux de nappes libres. Certaines eaux minérales ont des propriétés thérapeutiques. Leur composition chimique, contrôlée par l'Académie de médecine, doit rester constante et ne faire l'objet d'aucun traitement. Voir aussi eaux thermales.

Eau naturelle :
eau présente dans la nature.

Eau pluviale :
eau provenant de la collecte des eaux de précipitations atmosphériques : pluies, neige, grêle...

Eau potable :

c'est une eau qui peut être consommée toute une vie sans risque sanitaire. Elle contient un certain nombre de sels minéraux. Sa composition minéralogique vient des différents terrains qu'elle a traversés. Les caractéristiques d'une eau potable sont conformes aux normes de la santé publique.

Eau purifiée :
eau potable traitée comme l'eau du robinet mais servie en bonbonne dans les collectivités.

Eaux résiduaires :
voir eaux usées.

Eau saumâtre :
eau naturellement légèrement salée du fait de sa proximité avec la mer ou de la présence de sel dans le sol.

Eau souterraine :
toutes les eaux se trouvant sous la surface du sol en contact direct avec le sol ou le sous-sol et qui transitent plus ou moins rapidement (jour, mois, année, siècle, millénaire) dans les fissures et les pores en milieu saturé ou non. La profondeur d'infiltration est de quelques dizaines de mètres (eaux de sources "ordinaires") sauf pour les eaux thermales, qui peuvent circuler à plusieurs kilomètres de profondeur. Les eaux souterraines constituent le deuxième stock mondial d'eau douce, après les glaciers et calottes glacières, difficilement exploitables. Voir aussi aquifère.
Les eaux souterraines ont pour origine la pluie. L'eau des précipitations s'infiltrent dans le sol et descend jusqu'à rencontrer une roche imperméable sur laquelle elle s'accumule. Alors l'eau remplit tous les vides (pores et fissures) et sature la roche du sous-sol pour former un réservoir d'eau qu'on appelle nappe. La première nappe rencontrée dans le sous-sol est dénommée
nappe phréatique. Ainsi, les eaux souterraines imbibent une partie du sous-sol comme une éponge et constituent des réservoirs appelés couches aquifères ou nappes. Dans une nappe, l'eau circule très lentement. Lorsqu'elles sont pleines, elles affleurent la surface du sol et coulent sous forme de sources.
En France, près de 60 % de l'eau destinée à la consommation humaine provient d'eaux souterraines.

Eau thermale :
eau de sources chaudes. Chaud signifie ici sortant à une température supérieure à la température moyenne annuelle du lieu d'émergence, corrigée de + ou - 1°C en fonction de la saison. Cette eau se réchauffe en s'infiltrant profondément sous terre (la température augmente avec la profondeur d'environ 3°C par 100m). Se réchauffant, elle perd en densité et, si son chemin croise une faille importante, elle l'emprunte et remonte rapidement à la surface sans perdre beaucoup de température.
Une eau thermale est une
eau minérale car elle dissout partiellement les roches où elle circulent et se charge ainsi en divers éléments minéraux.
Dans l'Auvergne volcanique, les eaux thermales possèdent une nature carbo-gazeuse (elles sont mélangées avec du gaz carbonique dégagé par le manteau terrestre) qui est caractéristique du type de volcanisme du Massif Central.

 

Eaux usées :
les eaux usées, rendues impropres à la consommation, proviennent des équipements domestiques (éviers, lavabos, toilettes, lave-linge, lave-vaisselle) ou des industries. Elles se rejettent dans un regard de branchement placé en limite de chaque maison pour être collectées et acheminées des égouts vers une station de dépollution ou d'épuration.

Eau utile :
stock d'eau mobilisable et exploitable.

Eaux vannes :
eaux des W.C..

Ebullition :
phénomène physique accompagnant le passage à l'état gazeux d'un liquide porté à une température déterminée et dans lequel se forment des bulles de vapeur qui viennent crever à la surface.

Echelle limnimétrique :
 
règle graduée permettant d'apprécier directement la cote du niveau de l'eau dans un réservoir, un cours d'eau, etc.

Éclusée :
volume d'eau lâchée à partir d'un ouvrage hydraulique (ouverture d'une porte d'écluse, turbinage d'eau stockée dans un barrage réservoir,...) et se traduisant par des variations de débits brusques et artificiels.


Écologie :
l'écologie est l'étude scientifique du milieu dans lequel vivent les êtres vivants ainsi que les relations de ces êtres vivants avec leur environnement naturel. Protéger l'eau, protéger la ressource, c'est être à l'écoute de notre environnement, du milieu naturel dans lequel nous évoluons.

Écosystème :
association d'un environnement physico-chimique spécifique avec une communauté vivante, les deux étant en perpétuelle interaction.C'est aussi l'ensemble des êtres vivants (la biocénose), des éléments non vivants et des conditions climatiques et géologiques (le biotope) qui sont liés et interagissent entre eux et qui constitue une unité fonctionnelle de base en écologie.


Écosystèmes associés :

ensemble en relation permanente ou temporaire avec le milieu courant par des connections soit superficielles soit souterraines : îles, bras morts, prairies inondables, forêts inondables, ripisylves, sources et rivières phréatiques.

Écotone :

zone de transition entre deux écosystèmes.

Écoulement :
mouvement de l'eau qui se répand ou s'écoule. Les pluies efficaces sont à l'origine des écoulements superficiel et souterrain. L'écoulement superficiel est collecté directement par le réseau hydrographique. Il se produit dans les heures ou jours qui suivent la pluies. Par comparaison avec l'écoulement superficiel, l'écoulement souterrain peut être lent, différé et de longue durée (quelques heures à plusieurs milliers d'années).


Effet cumulatif :

certains éléments que l'on peut retrouver dans l'eau, comme l'arsenic, le plomb ou le mercure, ont sur l'organisme un effet dit cumulatif c'est à dire qu'ils s'accumulent en certains endroits du corps et deviennent toxiques à long terme.

Effet rémanent :
c'est la persistance de la désinfection dans le réseau de distribution d'eau potable après le lieu même d'application du désinfectant. Autrement dit, si la désinfection a lieu dans un réservoir, le désinfectant garde son effet même dans les canalisations situées après le réservoir. Le chlore et le dioxyde de chlore sont utilisés en désinfection de l'eau potable car ils ont un très bon effet rémanent, et c'est aussi pour cela que l'eau a un goût de chlore aux robinets des consommateurs. En revanche, l'ozone et les ultraviolets, deux autres types de désinfection, ont un très mauvais effet rémanent. L'effet rémanent permet de préserver la qualité de l'eau pendant son transport.

Effluent :
les effluents sont les eaux usées contenant des matières polluantes, rejetées par les habitations et les industries.

E.H. :
voir équivalent-habitant.

Encéphalopathie :
terme générique recouvrant les affections diffuses généralement d'origine toxique touchant le cerveau. Elles se manifestent par la confusion mentale, le coma ou des crises d'épilepsie. Elle peut être causée par de trop fortes concentrations d'aluminium dans l'eau potable.

Endotoxine :
voir toxine.

Énergie hydraulique :
énergie produite par le mouvement naturel de l'eau dans un cours d'eau, récupérable soit directement pour faire tourner un moulin à eau ou aujourd'hui un moteur, soit indirectement après transformation en énergie électrique. Contrairement au pétrole par exemple, l'énergie hydraulique est renouvelable et propre.

Engrais :
substance organique ou minérale destinée à la fertilisation du sol.

Enregistreur de bruit :
appareil permettant la détection d'un niveau acoustique minimum permanent assimilable à la présence d'une fuite. Utilisé généralement au nombre de 6 à la fois, les enregistreurs de bruit sont installés sur les têtes de vannes dans les bouches à clé du réseau de distribution d'eau potable durant la nuit. Ils sont ensuite relevés à l'aide d'une unité mobile ou d'un PC. Lorsque le niveau sonore est plus élevé au niveau de deux enregistreurs placés l'un à la suite de l'autre, la canalisation entre ces deux enregistreurs est susceptible de présenter une fuite. C'est ce que l'on appelle, la pré-localisation des fuites.

 ENREGISTREUR DE BRUIT

 

Enregistreur de données :
appareil permettant d'enregistrer différents types de données (volume, débit, pression) sur les réseaux de distribution d'eau potable sur une courte période (jour, semaine, mois) dans le cadre d'un diagnostic du réseau. L'installation de cet appareil, aussi appelé logger, se fait sur les compteurs équipés d'une tête émettrice, sur un débitmètre ou sur une prise en charge pour l'acquisition des pressions. Les données sont ensuite transférée sur ordinateur pour leur traitement. On utilise cet appareil notamment pour mesurer le débit de fuite la nuit entre 1h et 4h du matin.

 

ENREGISTREUR DE DONNEES

 

Entartrante / entartrage :
se dit d'une eau fortement minéralisée et dont la conductivité est supérieure à 180 µS/cm. Par opposition à une eau agressive, une eau est entartrante lorsqu'elle dépose une couche de calcaire, appelée tartre, sur les parois d'un récipient ou à l'intérieur d'une canalisation. Le tartre est le carbonate de calcium (CaCO3) qui précipite sur les surfaces d'écoulement, il se cristallise sur les parois. En général, l'eau potable distribuée est très légèrement entartrante pour permettre la formation d'un film protecteur sur les parois internes des canalisations (couche de Tillmans).

Entérobactérie :
bactérie du tube digestif de l'homme et de l'animal.

Entrepreneur :
il construit, sous les ordres du
maître d’œuvre, les ouvrages commandés par le maître d'ouvrage.

Entretien des cours d'eau :
ensemble d'actions régulières visant à conserver les potentialités de l'écosystème (biotope, habitat et reproduction des espèces, écoulement des eaux, stabilisation des rives, filtration des eaux), à satisfaire les usages locaux (navigation, loisirs, pêche, paysages,...) et à protéger les infrastructures et les zones urbanisées.

Environnement :
c'est l'ensemble des conditions naturelles, physiques, chimiques, biologiques, culturelles et sociologiques, susceptibles d'agir sur les organismes vivants et les activités humaines. Par sa définition même, ce secteur d'activité est difficile à cerner. De fait, l'environnement embrasse des champs de compétences variés.

Enzyme :
protéine ou ensemble de protéines qui active une réaction biochimique spécifique.

EPA :
Établissement Public Administratif, il s'agit d'EPCI particuliers comme Pôle ou la Caisse de dépôts et consignations. Ils sont donc indépendants de l’État.

EPCI :
Établissement Public de Coopération Intercommunale, ce sont des collectivités territoriales, comme les communes ou les régions par exemple, qui regroupent plusieurs communes. Les communautés de communes et les syndicats intercommunaux sont des EPCI. Comme toutes les collectivités territoriales, les EPCI sont composés d'une instance délibérative (le comité syndical ou le conseil communautaire) et d'une instance exécutive (le président élu parmi le comité ou le conseil). Une instance consultative peut être également créée pour les EPCI de plus de 50 000 habitants.

Epi :
ouvrage établi suivant un certain angle dans un cours d'eau pour fixer la forme de son lit.

EPIC :
Établissement Public Industriel et Commercial, il s'agit d'EPCI dont le capital et la direction sont publics mais dont la gestion est privée comme EDF (Électricité De France), GDF (Gaz De France), l'ONF (Office National des Fôrets) ou la SNCF (Société Nationale des Chemins de Fer).

Epidémie :
atteinte simultanée d'un grand nombre de personnes ou d’êtres vivants d'un pays ou d'une région par une maladie contagieuse comme la grippe, le choléra, la fièvre typhoïde, la fièvre aphteuse, la peste porcine, la vache folle…

Epuration :
opération consistant à nettoyer les eaux usées avant de les restituer au milieu naturel. Selon la taille de l'équipement, on parle de station d'épuration ou d'usine d'épuration.

Equivalent-habitant :
unité de mesure notée E.H. qui représente le volume des eaux usées produit en moyenne par une personne sur une journée, c'est à dire environ 180 litres.

Erosion :
ensemble de phénomènes constitués par la dégradation du relief, le transport et l'accumulation des matériaux arrachés. L'érosion est un processus naturel sur toutes les terres, dû principalement à l'action de l'eau, du vent et aggravé par les pratiques de préparation du sol. 

Escherichia coli :
bactérie colibacille du groupe des coliformes fécaux. Systématiquement recherché dans l'eau potable, ce germe est un très bon témoin de contamination par des matières fécales.

Estuaire :
espace de rencontre entre les eaux continentales (eaux douces) et les eaux marines (eaux salées). Un estuaire correspond à l'entrée d’eau de mer dans une rivière, aussi loin que la marée pénètre dans ce cours d’eau.

Etanchéité :
un textile ou une membrane est étanche par exemple, lors qu'il est imperméable à l'eau.

Etang :
plan d'eau peu profond et peu étendu, généralement creusé par l'homme.

Etat chimique :
l'état chimique est l'appréciation de la qualité d'une eau sur la base des concentrations en polluants. L'état chimique comporte deux classes: bon et mauvais.

Etat de l'eau :
toute matière peut passer par différents états : solide, liquide, gazeux. Malgré des propriétés souvent originales, l'eau ne fait pas exception à cette règle. A 100 °C, sous une pression atmosphérique normale, elle entre en ébullition et se transforme en vapeur. Elle est alors dans son état le plus simple, qui est aussi le plus désordonné. Les molécules s'ignorent les unes les autres, les contraintes de cohésion sont supprimées.

En dessous de 100 °C, elle cesse de bouillir et demeure, comme on la connaît et comme on l'aime, à l'état liquide. A quantité égale, son volume sera alors 1 700 fois plus petit que celui qu'elle occupait quand elle était vapeur.
En outre, elle est devenue à peu près incompressible : le passage de 1 à 2 atmosphères ne réduit plus son volume que de 0,01 %. La raison en est que les molécules d'eau sont maintenues très rapprochées. Néanmoins, une certaine liberté de mouvement leur est encore accordée, qui permet la fluidité, caractéristique de cet état.
A l'état solide, autrement dit prise en glace, l'eau cristallise et les molécules s'ordonnent selon une disposition géométrique régulière
La température n'est pas la seule en cause dans les changements d'état. La pression y prend une part déterminante. En haut de l'Everest, l'eau bout à 87 °C. Et si la pression baisse encore jusqu'à atteindre une valeur 165 fois inférieure à 1 atmosphère, on peut observer, à condition de maintenir la température à 0,01 °C, l'image paradoxale d'un glaçon flottant dans de l'eau bouillante, sans fondre!

Etat quantitatif :
l'état quantitatif d'une masse d'eau souterraine est l'appréciation de l'équilibre entre d'une part les prélèvements et les besoins liés à l'alimentation des eaux de surface, et d'autre part la recharge naturelle. L'état quantitatif comporte deux classes: bon et médiocre.

Etat solide :
L'eau devient solide à 0°C et apparaît sous forme de glace, de neige…

Etiage :
débit minimum d'un cours d'eau calculé sur un pas de temps donné en période de basses eaux. Ainsi pour une année donnée on parlera de :

- débit d'étiage journalier,
- débit d'étiage de n jours consécutifs,
- débit d'étiage mensuel : moyenne des débits journaliers du mois d'étiage.

Pour plusieurs années d'observation, le traitement statistique de série de débits d'étiage permet d'obtenir un débit d'étiage fréquentiel. La série doit avoir si possible au moins 30 observations.
A titre indicatif, le débit d'étiage mensuel quinquennal est le débit de récurrence 5. La récurrence signifie qu'après calcul sur une série d'observations, on a constaté que ce débit n'est pas dépassé une année sur cinq en moyenne. Ce débit d'étiage mensuel quinquennal constitue le débit d'étiage de référence pour la mise en œuvre du décret nomenclature.
En distribution d'eau potable, le débit d'étiage est mesuré pour les sources captées à la fin de l'été, en septembre ou en octobre.

Eutrophisation :
du grec "eu" : bon, et "trophos" : nourri, phénomène de pollution des eaux dû soit à une augmentation incontrôlée de la quantité de résidus d'engrais (nitrates ou phosphates en particulier) soit à des rejets d'eau chaude (centrales électriques par exemple) et qui a pour conséquence la prolifération de nombreux êtres vivants (algues en particulier) dans les cours d'eau et les plans d'eau. Au-delà de certaines limites, l'équilibre entre les espèces, végétales ou animales, peut être rompu au profit de certaines d'entre elles. Par exemple, la décomposition des végétaux provoque une diminution notable de la teneur en oxygène ce qui provoque une diversité animale et végétale amoindrie et des usages perturbés comme l'alimentation en eau potable.


Etude d'impact :
étude dont les modalités, la nécessité et les dénominations suivant l'importance du projet (étude d'impact, notice d'impact) sont fixées par des règles définies dans les décrets. Elle consiste à identifier les facteurs liés à un projet d'aménagement pouvant avoir des effets plus ou moins importants sur l'environnement permettant ainsi d'en apprécier les conséquences et de définir des mesures correctives. Elle comprend au minimum:

- une analyse de l'état initiale du site et de son environnement.
- une analyse des effets directs et indirects temporaires ou permanents du projet: sur l'environnement et ses différents éléments (faune, flore, sites, paysages, sols, eaux, air, climat, milieux naturels et équilibres biologiques,...), sur la protection des biens et du patrimoine culturel, le cas échéant sur la communauté du voisinage ou sur l'hygiène, la sécurité et la salubrité publique.
- les raisons pour lesquelles le projet a été retenu.
- les mesures envisagées pour supprimer, réduire et si possible compenser les conséquences dommageables du projet sur l'environnement, ainsi que l'estimation des dépenses correspondantes.
- une analyse des méthodes utilisées pour évaluer les effets du projet sur l'environnement.

Elle constitue un des éléments nécessaires au dossier de demande d'autorisation d’implantation et d'exploitation des installations projetées et doit notamment figurer dans le dossier d'enquête d'utilité publique s'il y a lieu. Cette étude doit faire l'objet d'un résumé non technique.

Evaporation :
transformation de l'eau en vapeur sous l'effet de la chaleur dégagée par le soleil.

Evapotranspiration :
émission de vapeur d'eau résultant à la fois de l'évaporation, phénomène purement physique, et de la transpiration des végétaux sous l'effet du rayonnement solaire. Elle s'exprime en millimètres. La recharge des nappes phréatiques par les précipitations tombant en période d'activité du couvert végétal peut être limitée. En effet, la majorité de l'eau est évapotranspirée par la végétation.

Exotoxine :
voir toxine.

Expression en ppm (partie par million) :
dérivée de l'expression du pourcentage de chlore actif, elle exprime la masse de chlore gazeux exprimée cette fois en milligrammes ramené à 1 kg de produit. Exemple : une solution à 0,2 % de chlore actif est une solution à 2 000 ppm de chlore gazeux libérable.


Exutoire :
désigne l'ouverture par laquelle un cours d'eau se jette dans un autre cours d'eau dont il est l'affluent.